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VILLES
TOULOUSE
Ville rêvée pour la douceur de son climat, la chaleur de ses habitants, la
belle occitane détient également le titre envié de capitale aéronautique, du
spatial et des biotechnologies. De ce mariage entre le coeur et la raison
est né un art de vivre typiquement toulousain, qui s'exprime à chaque coin
de rue : l'activité trépidante côtoie la nonchalance sans que nul ne s'en
étonne. Sans doute parce qu'une même lumière embrase aussi bien les amoureux
des berges de la Garonne, que la réplique de la fusée Ariane pointée vers
l'infini. A l'instar de Barcelone, il n'est excessif de parler de "Movida"
pour décrire cette sensation qui touche toutes les générations. Les trésors
du patrimoine toulousain à découvrir absolument : la Basilique Saint-Sernin,
les Jacobins, l'Hôtel de Bernuy, le capital, les hôtels particuliers, la
cathédrale Saint-Etienne et la quartier Parlementaire ainsi que de nombreux
musées. A bord d'un bateau-mouche vous pourrez découvrir les quais de la
Garonne et les plus beaux ponts de Toulouse et sur la péniche "Baladine",
vous partirez à la découverte insolite des voies fluviales toulousaines.
Découvrez Toulouse, sa culture, son histoire et sa mémoire à travers les
circuits proposés par l'Office de Tourisme. Pour tout renseignement ou
demande de documentation contactez l'Office de Tourisme de Toulouse, à votre
entière disposition.


Albi
Avec vingt siècles d'histoire ,
confrontée aux mutations de l'ère moderne, Albi s'efforce de trouver un
second souffle, avec la diversification des entreprises, le développement
des activités tertiaires, la promotion du tourisme... Elle est devenue
récemment une ville universitaire avec la création d'une Ecole des Mines et
l'implantation de trois facultés liées à l'Université de Toulouse. Albi a le
souci de la sauvegarde et de la mise en valeur de ses monuments historiques
et de ses trésors artistiques : une cathédrale unique au monde, un Musée
Toulouse-Lautrec riche de la plus importante collection d'oeuvres de ce
peintre, un secteur sauvegardé dans le centre historique où des
réhabilitations de qualité redonnent vie aux quartiers anciens... S'y
ajoutent les charmes d'une cité où il fait bon vivre ou séjourner. Bien des
atouts qui font d'Albi une étape touristique incontournable. De plus, le
touriste s'y trouve au centre d'une couronne de sites exceptionnels : Cordes
et la route des bastides, Castres avec son musée Goya , le Sidobre et la
Montagne Noire , Carcassonne et Toulouse, Millau et les célèbres Gorges du
Tarn ...

Cordes
sur Ciel
fascine tous ceux qui la
découvrent parce qu'elle est d'abord une vision : celle d'une cité montant à
l'assaut du ciel. Parce qu'elle est ensuite un livre d'histoire et un album
d'art où la mémoire des hommes est restée vivante, inscrite dans les pierres
depuis sa création en 1222 par le comte de Toulouse. Son site exceptionnel,
son héritage architectural remarquable en font une des villes médiévales les
plus significatives de France et un des hauts-lieux du patrimoine européen.
Son cadre de vie, d'une rare autheticité, a su attirer et retenir artistes
et artisans qui trouvent là leur inspiration. Du vignoble de Gaillac à la
forêt de la Grésigne , les alentours de Cordes-sur-Ciel proposent de riches
lieux de découverte et des moments d'émotion et de liberté. Les fêtes sont
nombreuses car Cordes-sur- Ciel dévoile un art de vivre chaleureux et
convivial : fête médiévale, festival de musique, expositions, concerts,
animations... Partez à la découverte de Cordes-sur-Ciel et bon voyage dans
le temps !

Gaillac
cité millénaire, est la quatrième
commune du Tarn , par sa population (11 600 habitants). Elle dresse son
architecture de briques dans la vallée du Tarn, au dessus d'une boucle de la
rivière. Ici, qui aime l'histoire et les découvertes culturelles trouvera
une cité à son goût, au fil d'une balade dans le centre ancien préservé, en
visitant l'un des trois musées locaux , ou en participant aux nombreuses
animations qui font l'actualité gaillacoise. Ville de brique dominée par la
puissante abbaye, elle conserve un patrimoine architectural que l'on peut
découvrir grâce au circuit balisé du Gaillac Historique (documentation
auprès de l'Office de Tourisme). Vous y découvrirez l'abbaye Saint-Michel,
bâtiments abbatiaux, la place Griffoul et sa fontaines, l'église
Saint-Pierre...


Rodez
De son passé Gaulois et Romain, Rodez ne garde que quelques rares vestiges.
Au moyen-Âge, la ville fut divisée en deux par une haute muraille percée de
quelques portes qui étaient fermées la nuit. En 1219, des Cathares furent
massacrés sous les murs de Rodez qui refusa d'accueillir ces hérétiques.
Depuis ce temps Rodez est resté paisible. Ne pas manquer de visiter : La
Cathédrale Notre-Dame fut construite à partir de 1277 dans un style gothique
à la place d'une église du VIe siècle. Elle ne fut terminée qu'en 1562, mais
garde une remarquable unité de style. Le Musée Fenaille (archéologie, objets
anciens). Le Musée des Beaux-Arts (sculptures et peintures).

Millau
Célèbre au Ier siècle pour la qualité de ses céramiques, la
cité est détruite au IIe siècle par les Marmorans (peuple germanique).
Reconstruite sur l'autre rive du Tarn, Millau prospère dès le XIIe siècle
avec l'industrie du cuir. Elle est démantelée en 1632 après sa révolte
contre le roi Louis XIII . À visiter : Le Musée de Millau accueille le
premier squelette complet de Plésiosaure (180 millions d'années) découvert
en France, une collection de poteries Gallo-Romaine provenant du site de la
Graufensenque , présentation de l'industrie traditionnelle de la peau et du
gant, 200 poupées anciennes (1870-1920). L'Église Notre-Dame de l'Espinasse
fondée au XIIe siècle, détruite pendant les guerres de religion,
reconstruite au XVIe et XVIIe siècles. Clocher octogonal.

Carcassonne
Comme toutes les villes de France, de Navarre et d'ailleurs, la physionomie
actuelle de Carcassonne est dûe à son histoire, mouvementée s'il en est.On ne
peut pas comprendre une ville, quelle qu'elle soit, si on n'a pas quelques
notions de ce que fut son passé. C'est particulièrement vrai pour Carcassonne.
Ancienne, dramatique, prestigieuse, l'Histoire de Carcassonne nous apprend
beaucoup sur l'Histoire de notre propre pays d'une manière plus large, Histoire
à laquelle elle est liée par des événements tragiques, que l'on a souvent
tendance à passer sous silence, ou au mieux à évoquer rapidement au détour d'une
page dans les bouquins d'Histoire… On sait vaguement que pendant le Moyen Âge,
il y a eu, là-bas dans le Sud, une guerre, la Croisade contre les Albigeois.
Qu'on fait de si mal les Albigeois, et plus largement les méridionaux, pour
qu'on prenne la peine d'aller guerroyer contre eux ? La question reste le plus
souvent en suspens, une vague histoire d'hérésie à combattre, et de seigneurs
locaux indisciplinés à mater… Je résume, mais voilà en gros ce que l'on lit dans
pas mal de livres d'Histoire de France. Bien entendu, l'histoire de Carcassonne,
bi-millénaire, ne se résume pas à cette période douloureuse, mais il est
impossible de ne pas en parler un peu plus en détail, tant elle a marqué les
esprits, la terre, et surtout l'aspect de la ville actuelle. Il n'y a pas de
hasard. Mais permettez-moi de commencer par le début. Allons-y chronologiquement.
Ce n'est pas très original, mais je n'ai pas trouvé mieux pour dérouler la suite
logique (ou parfois inattendue ! !) des événements… La Préhistoire - vers 3500
avant JC, habitats néolithiques dans la région de Carcassonne - vers 800 avant
JC, occupation du site. On a retrouvé des traces d'habitat à Carsac, une colline
située à quelques centaines de mètres au sud de la Cité. Logique, car cet
emplacement est stratégique, au carrefour des voies de circulation de
l'Atlantique à la Méditerranée, passant par Toulouse et le Seuil de Naurouze, et
la voie d'Espagne, qui remontait de la Haute Vallée de l'Aude. - VIe siècle
avant JC, la région est habitée par les Volques Tectosages, qui occupent un
oppidum sur la butte actuelle de la Cité. Des poteries, des céramiques,
provenant parfois de loin, y ont été découvcertes, prouvant ainsi que "Carcaso"
était un lieu d'échanges commerciaux important. L'Antiquité - 118 avant JC,
fondation de la Colonia Narbo Martius, (la Narbonne actuelle) la région est
conquise par les Romains. - Au début de notre ère, Carcaso devient le chef lieu
de la "Colonia Julia Carcaso", la ville est alors déjà fortifiée et centre
administratif. Il en reste de beaux témoignages, une bonne partie des tours du
nord de la Cité sont gallo-romaines, et dans le sous-sol de la Cité, on a mis à
jour des mosaïques appartenant à des villas romaines. - Au début du 5e siècle,
les Wisigoths, installés en Aquitaine, prennent Carcassonne. Ils sont chassés
d'Aquitaine en 507 par les Francs, se replient sur l'Espagne mais conservent le
Bas Languedoc, qu'on appelait alors la Septimanie (non ce n'est pas un nom de
maladie). Clovis tente de prendre la ville, mais sans succès, elle est bien
tenue par les Wisigoths, qui ne la céderont qu'aux Sarrazins à l'époque de
l'expansion arabo-musulmane. - Les Sarrazins, conduits par Ambasa, s'emparent
donc de la ville en 725, mais ne l'occuperont pas très longtemps, puisqu'elle
est reprise par Pépin le Bref dès 759. Le Haut Moyen-Âge - Les premiers comtes
de Carcassonne, échappent à la sphère d'influence des Carolingiens, et sont donc
l'objet de toutes les convoitises…Les deux premières dynasties de comtes
s'éteignent rapidement, faute d'héritiers. - En 1067, la ville passe grâce à des
règles de succession compliquées à Ermengarde, sœur du dernier comte de la
dynastie du Couserans. Ladite Ermengarde étant vicomtesse d'Agde et de Béziers,
épouse de Raimond Bernard Trencavel, vicomte d'Albi et de Nîmes, Carcassonne se
retrouve désormais au cœur d'un immense domaine couvrant l'équivalent des
départements actuels du Gard, de l'Hérault, de l'Aude et du Tarn. - L'année
suivante, le Comté de Carcassonne passe dans le domaine des Comtes de Barcelone.
- Raimond Roger Trencavel est assassiné dans Carcassonne en 1082, son fils
Bernard Aton se proclame vicomte, et fait de son fief un obstacle important face
aux ambitions de Toulouse ou de Barcelone. Les Trencavel joueront constamment de
la rivalité des deux puissants voisins, en passant de l'un à l'autre… Cette
nouvelle dynastie des Trencavel a quelques difficultés à se faire accepter à
Carcassonne, et les constants revirements des vicomtes auront pour conséquence
un isolement dramatique pour la ville et la région, au moment de la Croisade
contre les Albigeois. - Au début du 13e siècle, alors que les nuages commencent
à s'amonceler sur le Languedoc, la ville de Carcassonne conserve toujours sa
vieille muraille gallo-romaine, les vicomtes qui logent dans le " château
narbonnais ", une construction dont il ne reste rien de nos jours, s'installent
sur le point le plus haut de la colline, le Château Comtal actuel. La ville est
riche, forte de ses 3000 à 4000 habitants, répartis en plusieurs quartiers, la
Cité et ses deux bourgs, Saint Vincent au Nord, où est établie la communauté
juive de Carcassonne, et Saint Michel, au Sud, là où se trouve actuellement le
cimetière de la Cité. En 1209, le vicomte Raimond Roger est jeune, il a 24 ans.
Un esprit de grande tolérance règne sur ses domaines, le catharisme est bien
accepté, les catholiques et cathares sont traités sur un pied d'égalité.
En 1204 avait eu lieu une conférence contradictoire entre Cathares et Catholiques. La
Croisade et l'annexion française - C'est à partir de 1209, avec le déclenchement
de la Croisade, que l'histoire de Carcassonne bascule, et l'aspect de la ville
va en être bouleversé pour toujours.
- 1209, la ville est conquise par les
croisés en août, Simon de Montfort devient le nouveau vicomte de Carcassonne. -
En 1226, le roi Louis VIII incorpore Carcassonne au domaine royal.
- La ville
conquise par Simon de Montfort et les Français va être l'objet de plusieurs
tentatives de reconquête de la part du vicomte faidit (dépossédé) Trencavel. En
particulier en septembre
-octobre 1240. Mais en vain.
- 1247 : Fondation de la
Ville Basse. Désormais les deux villes vont vivre en parallèle, unies pour le
meilleur et pour le pire, au gré des vicissitudes de l'Histoire… - Le pouvoir
royal renforce la citadelle, ainsi que cinq forteresses le long de la frontière
aragonaise : les "Cinq Fils de Carcassonne". Le Bas Moyen-Âge, période trouble
-
1348 : Grande peste noire, qui décime la population.
- 1355 : Pendant la Guerre
de cent Ans, la ville est ravagée et incendiée par les troupes du Prince Noir.
-
1382 : la population de la ville se révolte contre le fisc.
- 1438 : Des troupes
de routiers pillent la région. La Renaissance, l'époque classique, l'Ancien
Régime - 1531 : Arrivée du protestantisme à Carcassonne, ce qui va profondément
diviser la ville, et provoquer des troubles jusqu'en 1595. La Ville Basse prend
partie pour le protestantisme, la Cité reste fidèle au catholicisme.
- En 1582,
la Ville Basse de Carcassonne obtint le titre de " ville ", octroyé par les
Etats du Languedoc. La rivalité est grande entre les deux parties de Carcassonne.
Le pouvoir spirituel et politique en haut (l'évêque et les représentants du
pouvoir royal), le pouvoir économique et la richesse en bas (les riches
bourgeois).
- 1659 : Traité des Pyrénées, annexion du Roussillon à la France. La
Cité perd tout intérêt stratégique, perd sa fonction militaire, et est déclassée
comme place de guerre. C'est le début de la fin.
- Cependant, l'activité
économique prend un essor tout particulier avec le développement de l'industrie
drapière qui va enrichir considérablement la ville… surtout quelques familles de
la ville. Une Manufacture Royale de textiles est créée en 1694, à la Trivalle au
bord de l'Aude (le bâtiment existe encore), les hôtels particuliers des familles
enrichies poussent un peu partout en ville au cours du 18e siècle… Ils sont
toujours là eux aussi. Carcassonne a alors une place prépondérante au plan
national, et exporte jusqu'en Orient. - 1783 : Crise de l'industrie drapière.
-
La Révolution ne marque pas profondément la ville, la population ne semble pas
avoir suivi les idées révolutionnaires de bon cœur… On ne compte en effet que 5
guillotinés en ville sur toute la période. Le XIXe siècle - Les 2 communautés de
Carcassonne, Cité et Ville Basse fusionnent en 1800.
- En 1802, l'Evêché est
transféré en Ville Basse, Saint Nazaire perd son titre de cathédrale au profit
de Saint Michel. - En 1810, le Canal du Midi est détourné, et passe enfin en
centre ville. - La première moitié du 19e siècle voit le redressement de
l'industrie drapière, sans toutefois atteindre les niveaux de l'Ancien Régime.
La Ville Basse se transforme et s'enrichit (Eclairage au gaz de la Bastide en
1847), tandis que la Cité s'enfonce doucement dans l'oubli : vétusté de
l'habitat, population ouvrière pauvre, souvent sans travail, délabrement des
fortifications, …
- En 1849, la Cité est enfin sauvée de la démolition et des
ravages du temps, elle est classée Monument Historique, les travaux de
restauration menés par Viollet le Duc peuvent commencer.
- En 1857, le Chemin de
fer arrive à Carcassonne.
- A partir de 1870, l'industrie drapière périclite, et
Carcassonne devient ville viticole. Le XXe siècle
- En 1906, Louis Feuillade
tourne le 1er film réalisé à Carcassonne. Il s'agit 3 courts métrages, " le
départ pour la Croisade ", " la guitare enchantée ", et " le serment des
fiançailles ". Ils ont disparu aujourd'hui, et ne sont connus que par l'édition
de cartes postales.
- 26 mai 1907, une manifestation viticole réunit plus de 200
000 manifestants.
- 20 août 1944, libération de la ville. Les troupes allemandes
incendient le quartier de la gare, pensant que des maquisards s'y cachent.
Plusieurs dizaines de personnes sont abattues.
- Décembre 1996, le Canal du Midi
est classé Patrimoine Mondial de l'Humanité par l'UNESCO - Décembre 1997, à son
tour, la Cité (ensemble des fortifications et église St Gimer au pied du Château)
est classée Patrimoine Mondial. Carcassonne accueille plus de 3 millions de
touristes chaque année.

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